Au début de la Deuxième Guerre mondiale, de Havilland a mis à profit sa compétence dans le travail du bois pour mettre au point un bombardier si rapide qu’il n’aurait pas besoin d’armement défensif. De cet effort est sorti le Mosquito, aéronef remarquable. Le concept, étonnamment adaptable, convenait à la chasse de jour et de nuit, aux bombardements de jour et de nuit, à la reconnaissance photo et à l’attaque de navires. Le Canada a construit 1 013 Mosquito durant la guerre et 100 par la suite; ajoutons que 205 d’entre-eux sont allés à la Chine nationaliste, en 1947–1948.
La version de bombardement du Mosquito pouvait transporter la même charge de bombes vers un objectif lointain que le quadrimoteur Boeing B-17. Des Mosquito étaient également utilisés comme transports rapides par British Overseas Airways Corporation (BOAC) pour maintenir les communications avec la Suède, qui était un pays neutre, et ramener des produits stratégiques, par exemple des roulements à billes. S’il fallait transporter des passagers, ceux-ci prenaient place dans la soute à bombes. Construit de bois encollé et vissé, les premiers Mosquito ne convenaient pas au service sous les Tropiques, où la forte humidité et le climat pluvieux entraînaient des déformations et dissolvaient la colle.
L’exemplaire du Musée a été construit en 1944. Il faisait partie d’un lot destiné à la Royal Air Force, mais a été cédé à l’Aviation royale du Canada. Il y a servi un certain temps avant d’être entreposé au Canada jusqu’en 1964, puis cédé au Musée.