Le Mitchell a été, pendant la Deuxième Guerre mondiale, un bombardier et avion d’attaque au sol très efficace utilisé dans les principaux théâtres d’opération. Plusieurs versions ont été construites, certaines dotées de moteurs plus puissants, d’autres, d’un armement lourd pour l’attaque au sol et d’autres, convertis pour le transport rapide ou l’entraînement des pilotes. Le Mitchell a par ailleurs connu une longue carrière après la guerre. L’Aviation royale du Canada a utilisé des versions de bombardement et entraînement jusque dans les années 1960. De 1940 à 1945, les États-Unis ont construit près de 11 000 Mitchell.
En 1942, des bombardiers Mitchell décollèrent du porte-avions USS Hornet pour prendre part au fameux raid du général Doolittle sur le Japon. Parce que le Mitchell était beaucoup trop gros pour atterrir sur le porte-avions, les bombardiers devaient continuer leur vol vers la Chine, où tous les aéronefs effectuèrent des atterrissages en catastrophe.
Pour les missions d’attaque de surface, certains Mitchell reçurent jusqu’à 12 mitrailleuses tirant vers l’avant. Certains furent dotés d’un canon de 75 mm, l’un des plus gros canons jamais installés dans un aéronef. Chacun des 21 obus, pesant 6,8 kg (15,1 lb), devait être chargé manuellement par le navigateur.
L’exemplaire du Musée a été construit en 1945, converti en avion-école et utilisé par l’U.S. Air Force jusqu’en 1952, puis repris par l’ARC. Après quelques années de service, l’appareil a été entreposé et, en 1964, confié au Musée.