A l’instar de nombreux aéronefs du début de la Première Guerre mondiale, le Shorthorn était doté d’un moteur à hélice propulsive placé à l’arrière de la nacelle. Le Shorthorn a effectué ses premiers vols en France, pays où il a été conçu, et a été adopté par diverses armées de l’air : Australie, Belgique, Grande-Bretagne, France, Italie et Russie. La Grande-Bretagne et l’Italie l’ont construit sous licence. Utilisé au début de la guerre comme avion de reconnaissance et bombardier léger, le Shorthorn était dépourvu d’armement défensif. Il a plus tard été relégué à des tâches d’entraînement. La Royal Air Force l’a retiré du service en 1918.
Cet aéronef était surnommé Shorthorn parce qu’il lui manquait la gouverne de profondeur frontale caractéristique du Farman S.7 Longhorn. La configuration à hélice propulsive dans laquelle le pilote était logé très en avant des ailes était idéale pour les missions d’observation et de bombardement. L’équipage devait toutefois être prudent et éviter d’échapper des objets qui risquaient d’aller percuter l’hélice, derrière la cabine. La configuration du Shorthorn pouvait s’avérer dangereuse en cas d’accident, car le moteur risquait de poursuivre sa course et de blesser les occupants.
Fabriqué par AIRCO pour le Royal Flying Corps en 1915-1916, l’exemplaire du Musée est l’un des quatre Shorthorn expédiés en Australie en 1916. En 1919, il a été vendu au surplus. L’appareil a été entreposé au cours des années 1930, et reconstruit durant les années 1950 pour reprendre l’air. Acquis en 1956 par un Californien, ce Shorthorn a été vendu par la suite à deux musées de l’air, avant d’être acquis aux enchères en 1981 par le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada.