L’Aviation royale du Canada a arrêté son choix sur le F-104 pour remplacer ses chasseurs Sabre en Europe. Le petit F-104 Starfighter visait à inverser la tendance observée, depuis la Deuxième Guerre mondiale, à fabriquer des avions de chasse toujours plus lourds. Ceci dit, au fil de son évolution, le F-104 s’est alourdi de plus en plus: le modèle G était presque trop chargé, avec tout l’équipement et l’armement qu’on y avait ajouté. Utilisant des moteurs construits par Orenda, Canadair a réalisé 200 CF-104 monoplaces et 140 F-104G pour des pays de l’OTAN. Les Forces canadiennes ont mis leurs Starfighters à la retraite en 1986.
Afin d’obtenir de bonnes performances avec une très petite surface alaire, le fuselage affiné pour haute vitesse du Starfighter pouvait être modifié pour le vol à faible vitesse en inclinant les bords d’attaque et de fuite. De l’air haute pression circulait au-dessus des bords de fuite inclinés pour préserver l’homogénéité de l’écoulement d’air. Une tendance à l’écrasement lui a été injustement attribuée; la méthode de pilotage requise et le mauvais temps ont été la cause de la majorité des accidents. Le siège d’éjection était propulsé par un moteur-fusée.
Fabriqué en 1957, l’appareil du Musée a été utilisé par l’U.S. Air Force jusqu’en 1958. Il fut alors entreposé. L’ARC a reçu l’appareil en 1963 et l’a utilisé jusqu’à ce qu’il soit transféré au Musée en 1968. Le F-104A du Musée a été envoyé chez Canadair pour servir de modèle. Il a établi un record canadien d’altitude à 30 500 m (100 110 pi).