En tant que bombardier léger de jour, le Fairey Battle était un désastre, car trop lent, trop vulnérable et mal armé pour le combat durant la Deuxième Guerre. Les appareils qui ont survécu aux premières années de conflit ont été réaffectés à l’entraînement. A partir du mois d’août 1939, 739 Battle ont servi d’avions-écoles au Canada. Pour la plupart, ils ont été utilisés pour l’entraînement des bombardiers et des mitrailleurs et un petit nombre ont été équipés en remorqueurs de cibles. Dans certains cas, on avait remplacé le poste arrière par une tourelle Bristol pour l’entraînement des mitrailleurs en tourelle.
Sur la base des succès remportés durant la Première Guerre mondiale, on croyait qu’il était possible d’utiliser des bombardiers légers relativement lents, jusqu’à ce que, au début de la Deuxième Guerre mondiale, les Fairey Battle soient rayés du ciel par de rapides chasseurs monoplaces et l’artillerie antiaérienne. Leur place dans l’arsenal militaire avait été prise par des chasseurs-bombardiers rapides, capables de se défendre efficacement après avoir lâché leur charge de bombes.
L’exemplaire du Musée, construit en 1940 pour l’entraînement des pilotes, a été pris en charge par l’Aviation royale du Canada en 1941. Converti pour l’entraînement des mitrailleurs en tourelle en 1942, il est demeuré en service jusqu’en 1943, avant d’être entreposé. Après avoir connu plusieurs aires d’entreposage, l’aéronef a été confié au Musée en 1964.