La série d’aéronefs DC a été mise au point pour relever le défi que posait le Boeing 247 et ont donné le magnifique DC-3, le meilleur avion de transport de tous les temps. Le DC-3 a immédiatement suscité l’enthousiasme, car c’était le premier avion de transport aux États-Unis capable de donner des bénéfices sans subvention gouvernementale. Dès 1939, le DC-3 absorbait 90 pour cent du commerce mondial du transport aérien. C’était un appareil presque indestructible et un grand nombre de DC-3 volaient encore, dans les années 1990, transportant passagers et marchandises.
Le DC-3 est né presque par accident. La société Douglas construisait une version agrandie du DC-2, pour y installer des couchettes destinées aux vols de nuit. Ainsi, le Douglas Sleeper Transport (DST) possédait un fuselage plus long et plus large. Le DST a connu un succès mitigé, mais lorsqu’on a décidé d’installer dans son gros fuselage des sièges au lieu de couchettes pour passagers, le DC-3 était né.
Au total, environ 3 000 DC-3 ont été construits sous licence au Japon et en Russie. Même avec tout son équipage et quelques passagers, le prédécesseur du DC-3, c’est-à-dire le DC-2, est arrivé bon deuxième, ne le cédant qu’à un avion de course, dans la course MacRobertson entre Londres et Melbourne (Australie) en octobre 1934.
L’exemplaire du Musée a été commandé sous l’appellation DC-3 avant l’attaque de Pearl Harbour, en 1941, année où il a été pris en charge par l’U.S. Army Air Forces sous l’appellation C-49J-DO. Il a été vendu à Trans-Canada Air Lines, dont c’était le premier DC-3, en 1945. La Goodyear Tire and Rubber Company a fait l’acquisition de l’aéronef 1948 et l’a utilisé jusqu’en 1983, avant d’en faire don au Musée.