Introduit en 1933, le Boeing 247, bimoteur entièrement métallique à ailes basses, allait fixer les caractéristiques de base des meilleurs avions de transport des 20 années suivantes. C’était un bon appareil, acheté par la United Airlines et d’autres transporteurs américains, mais sa cabine était trop petite, les passagers devant par ailleurs enjamber le longeron principal qui traversait l’allée centrale. Remplacé par le célèbre Douglas DC-3 sur les routes principales, le Boeing 247 a continué sa carrière jusque dans les années 1950, aux mains d’exploitants privés et chez les petits transporteurs aériens. On n’a construit que 75 de ces appareils.
En offrant une structure entièrement métallique à revêtement travaillant, des ailes basses cantilever et un train rétractable, avec deux moteurs montés en bataille (au bord d’attaque) et des hélices à pas variable, Boeing laissait loin derrière tous ses concurrents. Les célèbres Douglas DC-1 et DC-2 étaient des tentatives d’égaliser après-coup les normes techniques du Boeing 247. C’était le premier avion de transport à pouvoir monter à pleine charge sur un seul moteur, l’un des premiers doté de moteurs suralimentés, de volets compensateurs et d’une cabine climatisée.
L’exemplaire du Musée, construit au printemps de 1934, était à l’origine un Boeing 247, converti en 1935 en 247D. Il a appartenu à 13 organismes différents, notamment la United Airlines, l’Aviation royale du Canada, Quebec Airways Ltd et Canadian Pacific Airlines. Son dernier exploitant, la California Standard Oil de Calgary (Alberta), en a fait don au Musée en 1967.